Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 02:34
- Publié dans : Afrique, Maghreb...

Voici quelques exemples d'une colonisation authentique, qui concerne la survie de peuples autochtones dont personne ne se soucie sauf pour faire de beaux reportages [le dernier RV en Terre inconnue] :

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Des Maasai expulsés et incarcérés pour faire place à des concessions de chasse [pour les familles royales des Emirats arabes unis]

Une jeune maasaï porte ses plus beaux bijoux lors d'un cérémonie d'initiation pour les Moran (jeunes hommes).Kajiado, Kenya. © Adrian Arbib/Survival Une jeune Maasaï

En Tanzanie, des milliers de Maasai se retrouvent aujourd'hui privés de leur bétail dans un contexte de sécheresse aiguë. Ils ont été chassés de leurs villages en faveur de la compagnie Otterlo Business Corporation (OBC) qui va y créer une réserve de chasse.
Un Massai a déploré : "Nous avons été dépossédés de notre terre en faveur des investisseurs de safaris de luxe". Otterlo Business Corporation, liée aux familles royales des Emirats arabes unis, détient depuis 1992 des droits exclusifs de chasse et de safari à Loliondo, au nord de la Tanzanie. Cette région est un territoire maasai traditionnel, mais depuis que la compagnie en a obtenu la concession, elle y pratique la chasse au gros gibier. Ce qui a considérablement restreint l’accès aux terres à pâture des troupeaux des Maasai, source de nombreux conflits avec la compagnie de safari. Les récentes violences attestent que la situation est devenue critique pour les Maasai. Les incendies de villages ont maintenant cessé. Mais dès qu'un Maasai fait paître son bétail dans la zone de chasse d'OBC, il est arrêté. Lire l'article en entier


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Ruée sur les terres d’Ethiopie, Par Gilles van Kote
Lire l'article en entier sur : www.nsae.fr

      Deux membres de la tribu karo, près de l'Omo, une rivière indispensable à leur survie.
Deux membres de la tribu karo, près de l'Omo, une rivière indispensable à leur survie.© Survival

L’Ethiopie – et la région de Gambela en particulier – est le théâtre d’une véritable course aux terres arables. Les organisations non gouvernementales (ONG), qui dénoncent le phénomène, l’appellent le ” land grabbing “ (accaparement des terres). L’achat ou la location à vil prix de centaines de milliers d’hectares, par des investisseurs le plus souvent étrangers, se sont répandus en Afrique mais aussi en Asie, en Amérique latine ou en Europe de l’Est.

 Mais ce nouvel eldorado a trois atouts : sa terre incroyablement fertile, son chaud soleil et surtout l’eau, qui dévale en abondance depuis les hauts plateaux. Ce qui explique l’engouement des investisseurs : selon le gouvernement régional, sept entreprises étrangères (quatre indiennes, deux chinoises et une saoudienne) ainsi qu’environ trois cents investisseurs éthiopiens – sur des surfaces plus modestes – y louent des terres.

Cette stratégie s’accompagne d’une déforestation massive. Saudi Star, compagnie appartenant au cheikh Mohammed Al-Amoudi, richissime Saoudien né en Ethiopie, dont le projet est de convertir 10 000 ha – et peut-être un jour jusqu’à 130 000 – à la riziculture, reconnaît avoir dû abattre environ 100 000 arbres mais affirme prévoir d’en replanter un million.


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Ethiopie : Une carte confidentielle révèle un projet gouvernemental d’expulsions massives 15 Mars 2012
Lire l'article en entier sur : www.survivalfrance.org

Les autorités éthiopiennes ont révélé par erreur l’existence d’un ambitieux projet de relocalisation des tribus de la basse vallée de l’Omo qui font obstacle à un vaste programme de plantation.

La carte que Survival s’est procurée était incluse dans un rapport interne de l’Agence nationale de conservation de la faune (EWCA) qui étudie l’impact environnemental du projet de plantations de canne à sucre dans la vallée de l’Omo et montre les lieux où le gouvernement éthiopien prévoit de relocaliser les tribus dont les terres et les communautés seront affectées par les projets de développement.

Elle dévoile l’ambition démesurée de ce projet qui est déjà en train de détruire les terres des tribus mursi, bodi et kwegu. Des sources bien informées nous ont confirmé qu’au moins trois camps de relocalisation étaient en cours de construction sur le territoire des Bodi, au nord de la vallée inférieure de l’Omo.

Je n’attends plus que la mort maintenant que le gouvernement a pris ma terre… Il veut rassembler tous les peuples de la vallée de l’Omo dans un seul lieu" a déclaré un Mursi à Survival.Tandis que s’accélère à un rythme effréné le développement de la vallée de l’Omo, les violents abus de droits de l’homme envers les communautés tribales deviennent monnaie courante.

Village mursi. La tribu a été victime de violentes attaques.
Village mursi. La tribu a été victime de violentes attaques.
© Survival

Il a été annoncé à de nombreuses tribus que le gouvernement confisquerait leur bétail (une part importante de leurs moyens de subsistance). Ils n’auront alors pas d’autre choix que de devenir des ouvriers dans les plantations qui occuperont leurs terres. Comme le dénonce un Bodi : "Le gouvernement nous ment quand il nous dit que lorsque nous aurons quitté nos terres il subviendra à tous nos besoins alimentaires". 


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