Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 22:08
- Publié dans : Culturel

sources : www.hamodia.fr

www.chalom-jerusalem.com

Le chant des arbres: poème du Rav Ben Ichai à la mémoire de ses proches disparus

Dans les montagnes et les dunes
dans un éventail de lieux et de paysages
Sur cette terre large et bonne
ont grandi et fleuri huit arbres merveilleux. 

Un arbre grand, fort, beau, qui porte le nom d’Ehoud,
Il offre son ombre à tout ce qui est beau. 
Près de lui se tient Ruth, son épouse, 
Qui le soutient et le renforce, dans tout ce qui est bien. 

Et ces deux arbres, sains et agréables
ont donné la vie à des fruits qui leur ressemblent, 
six arbres-six enfants. 

La fille aînée, Tamar, est faite de silence et de secret. 
Un arbre qui, il y a un an, a fêté sa Bat Mitsva,
Devant une grande assemblée, lorsqu'elle a eu 12 ans. 

Et l'un après l'autre, se sont ajoutés à la lignée, 
cinq arbres pleins de vie et de joie, 
arrosés chaque jour d'amour et de foi. 

Le premier se nomme Yoav, comme le guerrier de David son roi
Mais lui ne connaissait que les combats de la Torah. 

Après lui vient Roï. Très vite, il devient le complice de Yoav, 
dans les jeux et l'étude de la Michna. 

Un autre arbre fleurit rapidement, 
Elad, un feu qui ne brûle pas, un feu doux, 
un peu comme un buisson ardent, un feu qui ne détruit pas. 

Et pour clôturer la liste des fils, des arbres-mâles, 
est né Ichaï Tséma'h, rameau issu d'un tronc solide, 
à qui dès le début on a dit : « N'oublie pas d'où tu viens ! »

Et enfin, est né un petit arbrisseau, 
nommée en l'honneur des Tsadikim Hadass Tsipora, 
elle n'est que sourire et bénédiction, 
gazouillant comme un oiseau et chantant aux arbres. 
D'elle on disait : regardez comme elle pousse gentiment. 

Dans ce verger merveilleux et agréable à l’œil, 
bon envers l'homme et D.ieu, 
ont pénétré deux anges de terreur, 
et dans leurs mains, des armes de destruction. 
Ils veulent faucher tous les arbres, 
porter atteinte à la vie qu'ils renferment. 
Sans discernement, ils ont abattu, encore et encore, 
cinq sont tombés, 
jusqu'à ce que le Créateur Se remplisse de pitié pour les restants
et dise aux mauvais anges de laisser trois vivants. 
De petits arbres, fragiles, 
à partir desquels fleurira à nouveau le verger
pour ne pas que de la bonne terre ne subsiste qu'un désert. 

Tamar, Roï et Ichaï Tsema'h, 
ont subsisté, par miséricorde.
Et le ciel et la terre pleurent les autres arbres. 
Ils disent, ils crient : ne savez-vous pas qu'on ne touche pas aux arbres ? 
Qui vous a permis de toucher mon verger ? 

Et c'est alors qu'un terrible secret a été révélé, un secret consolateur : 
Il existe des arbres dont les racines sont dans la terre et dont les branches touchent le ciel.
Mais il existe aussi des arbres dont les racines sont dans le ciel, et leurs branches descendent sur terre. 
Des arbres qui touchent d'autres arbres, des vies qui rencontrent d'autres vies, 
Ensemble, ils font vibrer la chorale, 
celle du chant des arbres éternels, 
plantés dans le jardin de D.ieu, entourant tous l'arbre de vie. 

 


 

 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés