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La semaine dernière on a beaucoup parlé de certains sujets et de certains personnages. De l'éternelle question de l'auto-proclamation de l'état palestinien à l'Assemblée Générale de l'ONU, qu'Abou Mazen proposera en s'appuyant sur une vaste majorité inutile parce qu'il sait bien qu'au Conseil de Sécurité, les États-Unis utiliseront leur veto à moins qu'il ne se souvienne tout à coup que son partenaire des négociations de paix s'appelle Bibi Netanyahou ?
En attendant, nous avons lu le rapport Palmer concernant la Flotille N°1, et la Turquie ne l'a pas bien pris du tout. Mais comment est-ce possible, se demande Erdogan, ce rapport ne vient-il pas de l'ONU ? On se rend compte qu'il tenait pour acquis la condamnation d'Israël, il n'en revient pas d'en avoir pris pour son grade et d'être reconnu comme le patron de toute cette affaire. Alors il élève la voix comme on le fait dans une salle de jeu pour parier et bluffer l'adversaire.
Le sujet de la Shoa revient sur la table avec régularité, oh il ne s'agit pas des cimetières profanés, des monuments commémoratifs souillés de croix gammées, non cela n'intéresse plus personne. C'est le mot Shoa lui-même qui est devenu gênant. Puisque le terme génocide existe déjà (afin d'oublier plus rapidement), comment les Juifs peuvent-ils avoir la prétention d'exiger un terme exclusif ? Ah ces Juifs, toujours les mêmes ! Voici comment ce terme disparaît des livres scolaires en France, le pays qui a toujours une longueur d'avance sur les autres, mais on prend bien garde à ne pas toucher au terme Nakba, mon Dieu, attention à ne pas y toucher !
Nous avons assisté également aux exploits de deux héros, le premier répond au nom de Moni Obadia1 et le deuxième de Zygmunt Bauman 2. Le Moni en question après des années d'attaques contre Israël, mais qu'allez-vous penser, ce ne sont que d'innoffensives attaques verbales du haut d'une scène de théâtre ou dans les colonnes du journal l'Unità. Et bien c'est lui qui a été invité pour inaugurer les Journées de la Culture Juive ! Prenez note, chers lecteurs c'est comme ça que nous devons nous comporter et non pas comme ces idiots qui s'obstinent à analyser la signification d'autres termes tels que boycott, désinvestissement, délégitimation. Israël continue à être attaqué, c'est un bon sujet pour remplir les théâtres car évidemment il est suffisant d'être juif pour être spécialiste de culture juive, n'est-ce pas …
Il y a enfin l'autre, le Bauman qui dans une interview à un journal polonais a comparé la barrière de sécurité au mur du ghetto de Varsovie et s'il avait pu continuer, il aurait bien comparé le gouvernement de Jérusalem à celui de Berlin sous le Troisième Reich. De passage en Italie, il a répété ces mêmes accusations, que peut-il y avoir de mieux qu'un Juif qui hait Israël ?
Ainsi va le monde, d'une manière qui nous déplaît mais puisque nous avons signalé ce qui, à nos yeux, n'aurait jamais du exister, nous avons l'obligation de signaler aussi une information plus joyeuse qui concerne Fiamma Nirenstein. Non seulement c'est une historienne, une journaliste mais aussi une députée extraordinaire qui porte avec fierté son identité juive et développe au parlement une activité que nos lecteurs connaissent bien. Demain elle part pour Washington où elle aura des rencontres du plus haut niveau mais je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous ôter le plaisir de lire l'article que vous trouverez ici. Angelo Pezzana.
Adapté par Danilette
1) Moni Ovadia [le clone de... Rony Brauman, Charles Enderlin ?]
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Moni Ovadia link "En Israël, il y a au gouvernement une coalition soutenue par des racistes et des fanatiques religieux colonialistes (L'Unità, le 14/10/2010)" ; "tellement qu'elle condamne les Palestiniens à devenir des citoyens de seconde classe, en les expropriant de leur terre et de leur vie jour après jour, avec la violence de l'occupation et du colonialisme (11/12/2010)" ; "et une de ses plus récentes propositions de loi approuvée par les composantes les plus réactionnaires racistes et fanatiques qui se trouvent au gouvernement a réussi à exprimer une synthèse de mépris pour la démocratie et de stupidité qui mérite un podium olympique (16/7/2011)" ; "la responsabilité en incombe certainement au Rambo Ehoud Barak qui a dans le cerveau des projectiles à la place des neurones (20/8/2011)" etc. etc. tous se souviennent également de sa signature de soutien à la dernière flottille, pour soutenir le Hamas et on l'a entendu dire des choses encore plus explicites contre l'État d'Israël, le gouvernement actuel et pratiquement tous les gouvernements précédents.
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2) Zygmunt Bauman [le clone de... Noam Chomsky ?]
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Il Foglio- "Teppisti intellettuali contro Israele" link Intellectuels voyous contre Israël Zygmunt Bauman enfin il y a une autre forme de malhonnêteté, plus grave, plus subtile et perfide, c'est celle du sociologue Zygmunt Bauman, "le philosophe de la modernité liquide", la star des classes italiennes à la mode, "un des plus grands penseurs vivants". Dans une interview à un quotidien polonais, "Politika", Bauman a dit "qu'Israël se sert de l'holocauste pour légitimer des actions inacceptables"et que la barrière de sécurité érigée par Jérusalem pour défendre ses propres citoyens est l'équivalent du ghetto de Varsovie. Il ne s'agit pas d'une boutade mais d'une idée qui circulent parmi l'intelligentsia européenne depuis des années. En 1982, c'est le premier ministre socialiste grec, Andreas Papandréou qui le premier a comparé Israël aux Nazis. Puis Norbert Blum, ministre allemand du travail, puis le prix Nobel José Saramago qui a comparé Ramallah à Auschwitz, jusqu'au journal norvégien Dagbladet qui durant la guerre du Liban en 2006 a fait la caricature du Premier ministre Ehoud Olmert en commandant SS de la liste de Shindler. Maintenant c'est au tour du célèbre sociologue Brauman de comparer la barrière provisoire qui a arrêté des kamikazes au ghetto dans lequel 400 000 juifs polonais furent enfermés avant d'être exterminé dans les chambres à gaz de Treblinka. Brauman dit : "Israël mérite de finir comme les Nazis. La question de l'existence de l'État juif devient véritablement le critère moral pour juger de la perversion intellectuelle de nos maîtres à penser et des classes dirigeantes occidentales. |